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vendredi 25 novembre 2011

Test: rions un peu avec la télécommande "Media Remote" de Microsoft

Microsoft ne fait pas que du logiciel. La firme de Redmond tente parfois l'aventure du hardware avec plus ou moins de succès. La Xbox 360 reste en ce domaine son plus beau fait d'arme. Il y a quelques jours, j'ai reçu pour test une toute nouvelle télécommande double fonction estampillée Microsoft. Baptisée Media Remote, elle pilote d'une part la console Xbox par infrarouge, ce qui est intéressant lorsqu'on l'utilise en tant que terminal multimédia même si, en Suisse, cela se résume à la navigation dans les divers menus de la machine et à l'accès à un service de vidéo à la demande. Mais ce n'est pas tout: la télécommande peut aussi être configurée pour agir sur le téléviseur. Bonne nouvelle, une télécommande pour deux appareils, c'est toujours bon à prendre.

Avec l'enthousiasme juvénile du geek qui n'est pas encore revenu de tout, je me lance donc dans la configuration de la chose. Car si l'appareil est prévu pour fonctionner en sortie de carton avec toutes Xbox placées dans son rayon, il faut encore lui indiquer les codes infrarouges dont se nourrit l'écran de télévision. Rien d'explicite n'étant indiqué sur l'objet, je déploie le joli confetti qui me sert de mode d'emploi.

Premier gag, pour connaître le code à entrer dans la télécommande, le manuel suggère de se référer au mode d'emploi du téléviseur ou de se rendre sur www.xbox.com/mediaremote. Rien sur mon manuel, je me rends donc sur le site de Microsoft. Là, se trouve une belle pub pour la télécommande mais pas le début de l'ombre du chien, ni de la main, d'une liste de codes classés marque par marque. C'est marrant, j'avais comme un pressentiment.

Heureusement, à défaut de code, il existe une autre méthode. Et c'est là que l'aventure touche au sublime. Retour sur le confetti qui m'indique qu'il faut faire passer la télécommande en mode "programmation". Logique. Et pour passer en mode "programmation" il convient de presser sur la touche "Mute" (jusqu'ici tout va bien) et sur...  cinq autres touches non précisées. Sous-entendu n'importe lesquelles mais simultanément. Vous avez bien lu. Pas une, deux ou trois touches en simultané mais cinq en plus de la "Mute". Tout ça avec dix doigts dont une bonne partie sont déjà monopolisés pour faire tenir la Media Remote dans le creux d'une main.

Je me pince et me frotte les yeux et vais jusqu'à lire la version anglaise du manuel histoire de vérifier qu'il n'y a pas eu erreur de traduction (et non, Shakespeare confirme les six points de pression requis). Ce dernier m'indique par ailleurs qu'un voyant vert est supposé s'allumer en cas de succès de la commutation. Serez vous surpris d'apprendre que malgré toute mon expérience, reconnue par une troupe d'experts ISO 9000 et vingt grandes marques de machines, je n'ai réussi à aucun moment à allumer ce foutu voyant vert. En matière de configuration d'objets numériques, j'ai déjà connu quelques sympathiques moments de solitude, mais aucun ne m'a fait autant rire la bouche que cette trop brève expérience d'un soir.

La télécommande Multimédia Xbox 360 est en vente (pas cher) dans toutes les bonnes crémeries. Il va sans dire que je vous la recommande chaudement.

mardi 11 octobre 2011

Le jeu de la semaine: Forza Motorsport 4


Et de quatre pour la simulation de conduite automobile à l'usage des amateurs de moteurs vrombissants, de calandres voluptueuses et de lignes épurées.

Forza Motorsport 4 nous a intéressé cette année essentiellement pour des raisons accessoires. Le jeu est beau. Très. Il capitalise non seulement sur la conduite mais aussi sur la fascination que suscite les bolides rares et chers. Il y a donc des circuits mais aussi des salles d’exposition virtuelles pour perpétuer le culte. Il ne manque plus que les habituelles plantes vertes de salon de l'auto pour faire tapisserie devant le pare-choc.

L’accessoire donc. Cette année, Forza 4 nous propose de faire bon usage de Kinect, le capteur de mouvements "made in Microsoft". On peut le brancher pour mimer la tenue d’un volant en tendant nos mimines vers l’avant et en imprimant des mouvements de rotations. Cette option sélectionnée, l’interface et les menus sont simplifiées et Forza de se transformer en jeu d’arcade modeste pour parties rapides. 

Si, en revanche, on sélectionne l’option classique, soit la conduite avec la manette ou un volant, Forza retrouve toutes ses options et sa richesse. Kinect peut alors se transformer en capteur de mouvements de tête ce qui, en mode de vue dans le cockpit, permet de jeter un coup d’œil furtif dans le rétro. Encore faut-il que le placement de Kinect soit optimal. Après de moults essais et pas mal d’abnégation, je suis en mesure d'annoncer que le système fonctionne à peu près correctement avec un conducteur se tenant bien droit sur une chaise avec la tête dégagée près de l’écran, à un ou deux mètres maximum. Avachi sur un canapé à plus de trois mètres, ce n'est pas terrible. Bref, voici un usage rigolo pour Kinect mais totalement dispensable.

L’autre accessoire qui, lui, m’a séduit est une manette-volant que Microsoft lance en même temps que le jeu (le 14 octobre prochain). Il s’agit d’un volant sans fil, sans axe solide et donc qui reconnait les mouvements dans l’espace.

On pourrait se moquer, comme ça, pour le principe. Mais non, finalement. D'une parfaite précision ce volant se substitue efficacement au joypad. Et, surtout, il nous dispense d’investir dans un siège tout de cuir gainé arrimé à un support pour trois moniteurs posés l’un à côté de l’autre avec le volant à retour de force de la mort qui tue. 

Forza est attendu pour le 14 octobre. Mes prochaines courses se dérouleront en ligne.

lundi 26 septembre 2011

Le jeu de la semaine: "The Gunstringer"

Je ne pensais pas mettre en avant de si tôt un jeu Kinect, The Gunstringer m’a fait changer d’avis. Cette chose développée par Twisted Pixel Games a été conçue tout spécialement pour le capteur accessoire qui se branche sur la Xbox 360. Ce capteur parvient à repérer tout corps humain plongé dans le salon (ou la chambre, ou la salle à lessiver) dans un espace tridimensionnel. Il devine en outre assez bien ce que font nos extrémités, bras, jambes et tête. Notre corps, c’est la manette dit la pub et ce n’est pas faux. Le seul truc qui me chiffonne, c’est que l’accessoire pourrit encore trop souvent le groove du testeur du fait d’un temps de latence parfois gênant. Pas cette fois.

The Gunstringer, donc, c’est à la fois un jeu Kinect (avec sa main gauche on gère les déplacements latéraux d’un cow-boy de l’au-delà, avec la droite on fait feu), un western rigolo, une fausse pièce de théâtre avec du vrai public dedans, un spectacle de marionnettes avec plein d’effets pyrotechniques et un camion citerne d’humour.

Le jeu commence par un film, des spectateurs se rendent dans un théâtre, en coulisse on s’agite pour l’entrée en scène d’une marionnette, un cow-boy sorti de sa tombe pour se venger de ceux et celles qui ont provoqué son décès prématuré. Le rideau se soulève, le jeu commence. Les images filmées cèdent peu à peu la place à celles calculées, puis le numérique prend le dessus dans un cartoon interactif avec un seul marionnettiste en chef, le joueur. Un narrateur à la voix caverneuse commente et souligne. C’est amusant, mais mieux vaut comprendre l’anglais à l’oreille, car tirer et lire des sous-titres en même temps réclame des compétences de mutants.

Assis sur une chaise (ben oui, c’est comme ça), je mime les gestes, je vise, je tire, je fais sauter le cow-boy énervé, j’évite les vaches, je descends du vautour, et j’aligne les hors-la-loi comme à la fête foraine et je sauve la veuve. La technique suit, l’humour n’est pas en reste, la distanciation est parfaite et puis la reconstitution d’un spectacle tel que pourrait se l’imaginer les spectateurs introduit le petit truc en plume qui autorise de jolis délires. Une réalisation sans faille et une durée de vie tout à fait appréciable assurent un fait: le jeu est indéniablement à la hauteur de ses prétentions.

Outre The Gunstringer, Twisted Pixel Games s’est illustré avec d’excellents divertissements disponibles sur la zone de téléchargement du Xbox Live Arcade. Splosion Man et Ms. Splosion Man sont de ce tonneau-là et sont parfaitement représentatifs de l’humour burlesque qui fait le prix de leur dernier né.

Des idées, du talent et le bon usage d’un outil… Cela semble si simple de réussir un jeu Kinect.    

mardi 20 septembre 2011

Les jeux de la semaine : Gears of war 3 et Ico

Gears of War 3
Hasard du calendrier, il m’a été donné le plaisir et le privilège de lancer le même soir Gears of war 3 sur Xbxox 360 et le combo Ico et Shadow of the Colossus sur PS3. Autrement dit, j’ai pu faire ce jour-là le grand écart entre la nouveauté absolue pour gamers bourrins et la redécouverte du plus «France Culture» des univers ludique. Partez-pas, je m’explique. 

Gears of War 3, c’est la conclusion (enfin, j’espère) de la plus fructueuse franchise exclusive à la Xbox 360. Devant ou derrière Halo, ça dépend, pas de polémique svp. C’est du jeu vidéo gras du bide, pue du bec avecdes relents de bière et de saucisson rance. C’est l’exploitation du cliché, le plus cliché du secteur soit la Terre envahie par une puissance extraterrestre avec l’humanité au bord de l’extinction. C’est aussi des personnages masculins taillés à la serpe, réduits à la fonction de gros bras tatoués porteurs d’armes très lourdes et très meurtrières. Ce sont des dialogues plombés qui font passer ceux de la Guerre des étoiles pour du Marguerite Duras. Ce sont des interactions psychologiques envisagées par des amibes un jour de grève. Mais c’est aussi un jeu dont le gameplay est si bien usiné qu’on ne peut que difficilement lâcher son gamepad pour, par exemple, lire l’excellent Drood de Dan Simmons. Et cet chiens d’infidèles chez Epic ont encore amélioré le mode multijoueur ce qui promet, si la sauce collégiale prend, de longues nuits écourtées. Bref, GoW 3 est de ces jeux qui démontrent de la plus caricaturale des façons que garçons et filles, c’est pas pareil. On aime beaucoup se vautrer dans cette fange là avec un troisième opus parfaitement à la hauteur de nos attentes.

ICO
Ico et Shadow of the Colossus sont quasiment à l’opposé du spectre. D’abord ce sont des jeux japonais. Ensuite ce ne sont pas de nouveautés mais juste une refonte en haute définition de logiciels à l’époque conçus exclusivement pour la PlayStation 2. Et puis, il n’est pas question de découper des aliens en rondelles même pour en faire des sushis. Ico et son successeur sont des jeux d’auteur. Ils portent la signature d'un certain  Fumito Ueda. Ils  sont imprégnés d’une culture qui nous est étrangère et qui nous fascine. Une profonde mélancolie se dégage des paysages quasi désertiques  à explorer. La magie est partout, le naturel et le surnaturel sont indissociables. Le chacun à ses raisons règne.

Dans Ico, un petit garçon cornu, donc  différent, est banni par des villageois superstitieux et, perdu dans un château labyrinthique, prend sous sa protection une créature fragile mais dotée de pouvoirs surnaturels.

Shadow of the Colossus
Dans Shadow of the Colossus, un homme est chargé par une divinité éthérée d’éradiquer des créatures  géantes et mythologiques  en échange de la résurrection de son aimée. Pour la paix de son âme, il doit éliminer du rare et du beau. Au-delà d’un gameplay propre au jeu d’action et d’exploration, ces situations nous mettent dans des états émotionnels riches, complexes et subtils.

Ces jeux font leur âge, mais  leur promotion en haute définition (et même en 3D pour les ménages équipés) est bienvenue, ce sont des trésors à choyer.

Leur version augmentée est attendue en Suisse sur un même disque Blu-ray dès le 28 septembre prochain. A ma connaissance, ils ne seront pas proposés au téléchargement sur le PlayStation Store. J'espère me tromper.

Je ne vais pas développer de discours sur la nécessaire diversité qui contribue à la richesse de l'expérience vidéoludique, mais le cœur y est.

lundi 5 septembre 2011

Le jeu de la semaine: Driver - San Francisco

La licence ludique Driver fut prestigieuse. Conçu pour la Playstation, première du nom, par le studio britannique  Reflections, ce jeu de conduite en milieu urbain avait fait en 1999 un méchant effet tout en déblayant le terrain pour une vague de divertissements dans un environnement  ouvert popularisé par la franchise Gran Theft Auto. Et puis de suite bâclée en suite catastrophique, la série sombra dans l’oubli. Désormais propriétaire du studio, Ubisoft remet une bonne couche de peinture sur cette triste lignée avec un "Reboot" qui vient d’atterrir dans les étals. Pas d’allusion au passé, on repart sur de nouvelles bases donc. La dimension cinématographique du divertissement saute aux yeux dès les premières secondes au volant de la voiture, maquillée en véhicule civil.

Montage serré, actions parallèles, soin porté à la modélisation des personnages… on est propulsé dans une série plutôt inventive en terme de mise en scène. L’action est tantôt interactive (il faut conduire et rejoindre un point donné), tantôt purement narrative avec des scènes de coupe suffisamment biens troussées pour qu’on ne souffre pas trop de ne plus être le principal marionnettiste. Jusqu’à l’accident qui précipite Tanner dans le coma et qui permet d’introduire la nouveauté de cette mouture: à partir de ce point, l’action semble se passer dans la tête du policier qui lutte pour sa vie dans un lit d’hôpital mais qui poursuit l’enquête dans son inconscient. Cette astuce permet aux concepteurs de  Driver de justifier la capacité du héros de propulser son esprit hors de son corps pour prendre possession de n’importe quelle âme dans la ville, pourvu qu’elle soit au volant d’un véhicule. En se basant sur une carte, au joueur de choisir de se balader, de sélectionner une mission primaire pour faire progresser la narration ou secondaire pour gagner des points et améliorer les conditions cadres.

Driver - San Francisco ne fera certes pas oublier Gran Thef Auto IV, ni Burnout Paradise surtout, deux exemples récents d’excellences dans leur domaine respectif, mais son idée originale et son approche narrative lui permet de se démarquer et de faire écouter sa petite musique. Et si le jeu n’est pas parfait, il a au moins le mérite de rompre avec le déclin.

Driver se conduit sur PS3, Xbox 360 et Wii. Avec les précautions d'usage quant à la version Wii compte tenu de ses performances graphiques inférieures.