Affichage des articles dont le libellé est jeux vidéo. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est jeux vidéo. Afficher tous les articles

vendredi 28 octobre 2011

La guerre au jeu d'occasion et ses dommages colatéraux

Installation du jeu Batman- Arkham City sur Xbox 360. Surprise, si je veux jouer les quatre chapitres dans lesquels Catwoman prend la place de Bruce Wayne/Batman, je dois introduire un code. Ce dernier est fourni sur un flyer inséré dans le boîtier. Le code est fastidieusement tapé. Je crains d'avoir tapé un 0 pou O ou vice versa. Et non, il est validé. Mais cela veut dire aussi que si j'offre le jeu, le code ne sera plus valable. Au prochain propriétaire de débourser quelques francs s'il souhaite débloquer l'intégralité de l'aventure.

Installation de Battlefield 3. Dans la boîte dûment payée se trouve un autre code qui, lui, est débloque toutes les options en ligne du jeu. Si, si, c'est marqué sur le papier. Je m'exécute car la franchise Battlefield vaut moins pour son mode solo que pour sa partie multijoueur. C'est toujours aussi fastidieux. Le code est valide... Mais uniquement pour débloquer une nouvel arme ou le pompon rouge supposé me permettre de me distinguer de la masse lors des trépidantes parties sur le réseau, voire la pincette que je me mets sur le nez chaque fois que je pratique une activité militaire dans les pays oubliés de Dieu (Iran, Irak, Afghanistan...). Ce code n'est donc pas le bon. Cela sent la bête erreur informatique et devrait logiquement à me faire composer le numéro de la Chaude Line d'Electronic Arts (sa musique d'ascenseur, ses "pressez 1, si votre problème est en rapport avec la crise de l'Euro", ses attentes interminables et son dialogues surréaliste avec un employé quelque part sur Tatooine ). J'y renonce et consulte ce que me coûterait de débloquer directement en ligne le précieux mode: 800 Microsoft Points, soir une dizaine de francs. Et je vous passe mes tribulations pour associer mon compte à un service baptisé Origin, qui me permettra sur mon ordinateur de voir comment j'ai été un bon  petit soldat (statistiques diverses..). Là aussi, tout cela sentait bon les cafouillages d'un premier jour de lancement. Passons.

Pourquoi impose-t-on aux gentils gamers ces amusantes épreuves? Très simple. Pour rendre moins attractif le marché de l'occasion et, surtout, continuer à faire contribuer à la bonne marche des affaires le consommateur d'un jeu acquis de seconde main.Tout cela me laisse un petit goût amer dans la bouche.

mercredi 3 août 2011

Le tueur se parfume au jeu vidéo

Ainsi donc Anders Behring Breivik est amateur de jeux vidéo. Une manchette qui tisse un lien implicite entre le passage à l’acte du tueur norvégien et ses pratiques vidéoludiques m'avait déjà fait froid dans le dos. La décision de Coop Norway, intimement liée au massacre, de retirer 51 jeux de ses rayons apparaît non seulement crétine mais surtout révélatrice d'un préjugé persistant qui assimile les divertissements numériques à une pratique malsaine.

Parmi les produits retirés, je relève World of Warcraft, jeu de rôle massivement multijoueur médiéval fantastique, Homefront dans lequel de vaillants soldats nord-américains résistent sur le sol de la mère patrie avec l’énergie du désespoir contre d’infâmes envahisseurs asiatiques. Il y a aussi Call of Duty : Modern Warfare 2, jeu guerrier en vue subjective dont le mode solo fait passer l’épisode le plus polémique de la série 24 Heures Chrono pour un manifeste hippie.

En fait,
Call of Duty et Homefront ne sont pas ma tasse de thé. Je les trouve même puants. Parce que leur mode solo exploitent une fascination premier degré pour les armes, l’uniforme et les engins de guerre. Parce qu’ils présentent une vision géopolitique caricaturale. Parce qu’ils instrumentalisent et spéculent sur une actualité chaude tout en étant incapable de prendre le moindre recul. Et j'en oublie un wagon citerne. Cela ne m'empêche pourtant pas de reconnaître que la franchise est techniquement à la pointe, qu'elle fait preuve d'un redoutable sens du spectacle et que ses modes multijoueur en ligne font partie de ce qui se fait de mieux. Autrement-dit, Call of Duty me fascine autant qu’il me gonfle.

Pas question pour autant de cautionner un mécanisme pervers qui consiste à faire du jeu vidéo un facteur d’explication d’un comportement monstrueux. Il y a eu le cinéma, la bande-dessinée, une certaine littérature…Quel sera le prochain mauvais genre à être pris en otage par les bien-pensants?