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mercredi 12 octobre 2011

Coup de coeur: vive les applications, bridées ou non!

En réaction à la dernière bafouille du camarade Studer, permettez l'expression d'une autre opinion sur les applications. Xavier part donc une nouvelle fois en croisade en dénonçant l'intolérable lacune que constituerait l'absence des pages "entreprises" dans l'application Facebook pour iPad. C'est juste une façon de regarder les choses, mais, pour moi, cette absence est loin d'être une lacune, c'est une bénédiction. Je suis assez sollicité par des sociétés dont je ne veux rien savoir pour ne pas me satisfaire de ce filtre. Et si je suivais un  raisonnement par l'absurde, je pourrais donc affirmer que les applications sont supérieures à leurs équivalents sur le Web pour cette simple et bonne raison. Merci donc aux apps de faire mon bonheur.

Mais trêve de plaisanterie. Affirmer que les applications sont une mauvaise chose parce qu'elles n'offrent pas l'intégralité de leur équivalent sur le Web revient à nier que dans certains cas, les application ont des fonctionnalités supérieures en qualité et en quantité. Cela revient donc à instrumentaliser un cas particulier en vue de défendre une thèse. Et cette thèse est que tout devrait passer par le navigateur Web. Cette thèse, il va sans dire que je ne la partage pas. Je suis parfaitement satisfait de voir cette cohabitation entre des web apps "universelles" et des applications qui exploitent au maximum un système d'exploitation donné. iOS, Android, Mac OS, Windows Phone, Linux dans le même panier. Et tant que le choix subsiste entre Web et applications, je ne vois strictement aucune raison de m'agacer. Le combat de Xavier, c'est en quelque sorte affirmer que les applications sont moralement condamnables car destinées à permettre à certaines entreprises de s'approprier le Web. S'il est indéniable que des forces aux intérêts contradictoires sont en mouvement, il est à mon sens erroné de prendre en otage des programmes (c'est vieux comme l'informatique, les programmes) parce qu'on leur donne désormais le nom d'applications.

dimanche 2 octobre 2011

Ma semaine : sous le signe des applications

J’ai évoqué cette semaine de nombreuses applications sur mon blog xavierstuder.com. Swissinfo vient de renouveler son offre et SwissCharity a présenté un premier bilan. La vague continue de déferler et désormais des compagnies d’assurances s'y mettent aussi, comme indiqué par exemple sur la page Facebook d'Assura.

Les polémiques continuent aussi. Après Playboy et autres sites de charme, ce sont désormais, de petits programmes comme « Mon fils est-il gay?» sur Android et avant «Juif ou pas» sur l’iPhone qui ont fait couler des hectolitres d’encre ces derniers jours. Ces foires aux applications sont donc toujours des plus médiatisées.

Parallèle avec internet…
Pour mettre ça en perspective, est-ce que la fermeture de tel ou tel site internet homophobe ou contraire aux lois fini en une des journaux ? Rarement. Les applications, elles, sont toujours à la mode, font toujours vendre et suscitent toujours la plus grande attention des médias.

Reste des problèmes de fond. Alors que sur le marché d’Apple, il existe une certaine surveillance, sur Android, on publie son programme sans qu’il passe par un comité de censure. D’ailleurs, comment et selon quelles règles peut-on sérieusement approuver au niveau mondial une application puisque les législations sont partout différentes. Sans parler du positionnement commercial.

Une question de liberté
Existe-t-il aujourd’hui des commissions qui vont préventivement empêcher la mise en ligne d’un site internet ? Non, même s’il doit se conformer à la législation. Il existe donc déjà des lois qui me semblent être des critères suffisants. L’arrivée des applications pour mobile est probablement symptomatique d’un certain enfermement des contenus et peut-être de la pensée…

Dans ce contexte, il me semble fondamental qu’il existe différents marchés aux applications et que le mouvement d’enfermement de l’internet dans les marchés mobiles ou sur des sites comme Facebook ne prenne pas trop d’ampleur. On pourrait même rêver de plusieurs enseignes sur iPhone, comme c'est déjà le cas sur Android...

Il en va probablement d’un certain accès à l’information. Et d’une certaine liberté d’expression. Comment se fait-il par exemple qu'il ne soit pas possible d'installer sur l'iPhone aussi simplement des programmes externes à l'App Store comme c'est le cas sur sur Android?

Xavier Studer