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dimanche 9 octobre 2011

Ma semaine: Apple partout

Magnifique et cruelle semaine pour Apple puisque la célèbre société a dévoilé son nouvel iPhone 4S et a perdu un de ses brillantissimes pères fondateurs Steve Jobs. Reste des interrogations sur le traitement médiatique de ces différents épisodes.

En quatre ans, la RTS n’a jamais manqué un lancement de la pomme que ce soit un iPhone ou un iPad, et j'y ai aussi participé. Une régularité de métronome, même si les produits présentés ne sont désormais que des mises à jour. On a l’impression qu’il faut à tout prix parler de l’ami Apple. Alors on réalise des sujets un peu critiques. Mais il faut parler d’Apple.

Petite gaffe au 19 :30
Cette année, la TSR a dérapé en annonçant au 19:30 l’iPhone 5, qui n’a pas été présenté. A tout prix il fallait parler d’Apple, même si l’on ne savait pas encore ce qu’il allait présenter. Comment faire alors ? Et bien aller sur internet, prendre les rumeurs les plus probables et annoncer ça comme une vérité! Darius a donc annoncé un iPhone 5 et non le 4S.

Ce petit dérapage est hautement révélateur d’une baisse de la qualité de l’information, comme le relevait cette semaine une étude de l’Université de Zurich. Le phénomène semble aussi toucher les grandes rédactions fortes en moyens.

Apple = 9% du surf
Quelques heures après, le deuil est mondial. Apple perd le visionnaire Steve Jobs qui a tant apporté à l’informatique. Tant que ça, oui ! N’oublions pas une certaines facilité d’utilisation de Mac ou le succès de l’iPhone et de l’iPad. Mais tout cela n’est-il pas excessif ?

Pourquoi ne pas rappeler que malgré cette immense et prétendue facilité d’utilisation, Mac plafonne à 9% des consultations de l'internet? Pourquoi ne pas rappeler que désormais Android dépasse Apple aux Etats-Unis et en Europe sur le marché des smartphones?

Des milliers d’ingénieurs
Pourquoi ne pas se souvenir que LG a lancé avant Apple un modèle tactile très simple à utiliser? Et pourquoi tant se focaliser sur Steve Jobs, qui a été épaulé par des milliers d’ingénieurs ? Faire de la pub à tout prix ? Peut-être pas, mais on peut s’interroger.

Certes Jobs a donné de belles impulsions, mais tant Android, qu’iOS ou Windows sont le fruit de milliers de travailleurs de l’ombre. Encore une fois, notre société est victime de l’information spectacle, de la même polarisation dont a profité l’UDC. Il faut bien faire de l'audience! Dommage.

Xavier Studer

jeudi 22 septembre 2011

Trois secondes de bonheur mais pas sur l’iPad

Je déteste l’idée d’apporter des munitions au camarade Xavier sur la terrible et insupportable lacune volontaire que constituerait la non gestion du Flash sur les appareils iOS (iPad, iPod Touch et  iPhone) mais je dois bien confesser que cette absence s’est faite cruelle au moins à une reprise et pas plus tard que cette semaine.

Cette semaine donc, un estimé confrère a attiré mon attention sur une remarquable initiative du bédéaste Marc-Antoine Mathieu. Ce dernier a conçu une BD (le titre est 3’’) dont l’action est condensée sur trois secondes dilatées à l’extrême et basé sur le principe d’un zoom continu et vertigineux. L’illustration jointe vaut mieux qu’un long discours. De plus vous pouvez consulter l’article de Philippe Muri ici.
L’ouvrage a d’abord été envisagé pour n’être exploité sur un support numérique. Finalement il en a été tiré une édition papier avec lecture case par case (aux éditions Delcourt) qui renvoie sur le site web de l’éditeur. La version interactive de la chose s’y trouve. Interactive car on peut régler la vitesse du zoom et même lancer un zoom arrière. C’est beau.  Pour y accéder il faut introduire un mot de passe qui est imprimé sur l’album. Si vous avez du temps, vous savez donc ce qu’il vous reste à faire et, surtout, où il faut laisser trainer les yeux.

Cette expérience, j’aurai souhaité la vivre sur un iPad. Tout simplement parce qu’elle aurait été plus agréable avec la tablette sur mes genoux, mes fesses sur quelque chose de vraiment moelleux et une boisson rafraichissante à portée de main. Mais comme 3’’ ne s’affiche qu’avec le plugin Flash installé, me voilà comme non pas comme un mais deux ronds de flan. En revanche, j’ai pu consulter 3’’ sur les deux tablettes Android testées ces derniers jours à la rédaction, la Samsung Galaxy Tab 10.1 et la Sony Tablet S.  Ca marche, ce n’est pas fluide fluide mais c’est exploitable. Le problème est que je ne suis toujours pas convaincu par les performances software et hardware des actuelles concurrentes de l’iPad pour songer à embrasser à plein temps la bouche voluptueuse des ardoises motorisées par le petit robot vert.

Je vois néanmoins un sourire narquois s’afficher sur le visage du co-animateur de cette colonne qui place comme critère premier le fait qu’un navigateur internet d’une tablette doit absolument offrir l’entier de l’expérience proposée par un navigateur sur PC, Mac ou Linux. Sur ce point précis, on n’a pas fini de polémiquer.

lundi 19 septembre 2011

Sony S et Galaxy Tab: coup de coeur ou coup de griffe?

J'ai pu tester un peu plus longuement la tablette de Samsung, soit le Galaxy Tab 10.1 et celle de Sony, la version S, destinée au salon puisque équipée d'un port infrarouge pour la transformer facilement en télécommande. Les deux ardoises possèdent des qualités, mais aussi certains défauts.

Commençons par la Galaxy Tab 10.1, que je considérais comme la meilleure tablette du marché après l'avoir vu fonctionner brièvement à quelques reprises. Globalement, ce produit donne une belle impression en mains. Les plastiques utilisés sont plutôt soignés. Le résultat? Une ardoise un cheveu plus mince que l'iPad 2 et un poil plus légère.

Très mince, mais parfois un peu juste
Et autrement? Je suis un peu déçu de constater de légères saccades sur cette ardoise lorsqu'on passe d'un écran à l'autre. C'est d'autant plus surprenant qu'un cellulaire Galaxy S II, par exemple, est un modèle du genre. Pourquoi Samsung ne parvient pas à ce même résultat sur son ardoise? Peut-être la faute à Android 3.1? A vérifier après une éventuelle mise à jour.

Pour le reste, le surf sur la toile est riche. Cette tablette n'estropie pas les nombreux sites proposant encore aujourd'hui des animations ou des vidéos en Flash. Juste une question de politesse. Le surf est rapide et moderne. On relèvera, par exemple la présence d'onglets et un navigateur bien pensé. Un vrai plus pour les surfeurs exigeants déçus par l'iPad.

Un Market tristounet
Côté applications, le Market est toujours un peu pauvre (pour rester poli), rien à voir avec ce qu'on trouve du côté de l'App Store. On attend notamment la sortie d'un VLC pour pouvoir lire facilement de multiples sources de vidéos... Comme le disait un observateur un brin caustique, heureusement qu'il y a Angry Birds...

Pour ce qui est de la vidéo et de la photo, le capteur de la Galaxy Tab semble plutôt réussi (rien à voir avec celui de la Sony S). Les vidéos sont fluides (toujours utile pour la visiophonie) et les photos de qualité. Mais bon, est-ce qu'on va utiliser ces fonctionnalités sur une tablette? Bilan positif, mais un peu mitigé donc.

Belle et particulière Sony S
Passons à la Sony S (galerie photo) qui se distingue immédiatement par son look un peu particulier. Et je dois dire qu'on s'y habitue rapidement et qu'on en redemande. L'objet est plutôt léger en main et donne une impression de bonne facture malgré l'usage de différents plastiques.

Probablement grâce à Android 3.2, l'interface est très fluide et il est agréable de se balader dans un système d'exploitation réfléchi pour les tablettes. Comme pour la Galaxy Tab, on peut personnaliser ses bureaux avec différents widgets permettant d'afficher ses derniers messages ou la météo. Un net plus par rapport à l'alignée d'icônes désespérantes de l'iPad...

Manque inexpliqué...
Là aussi, sur la toile tout se passe bien avec une certaine célérité. A un détail près. Impossible de trouver un clavier suisse en français pour saisir facilement ses adresses. Est-ce un bug? Dommage car c'est toujours un vrai plus de pouvoir utiliser le clavier dans sa langue et conçu pour sa région...


L'émetteur récepteur infrarouge transforme cette tablette en télécommande (une fonctionnalité basique il y a dix ans sur les Palm...). Un vrai plus. Le logiciel de Sony semble comporter de nombreux appareils. On peut introduire par apprentissage ses télécommandes. Je ne suis pas allé plus loin faute de temps... On y reviendra peut-être.

Mon coeur balance
Au final, ces deux tablettes sont très intéressantes. Je suis toutefois partagé entre coup de coeur et coup de griffe. Android 3.2 est excellent et résulte d'une vraie réflexion. Google ne s'est pas contenté de zoomer son système pour les tablettes comme certains concepteurs paresseux. Le positionnement d'un Sony S me semble excellent.

Dommage toutefois que certains éléments viennent gâcher les tests. Pourquoi ces problèmes de fluidité? Pourquoi ne trouve-t-on pas un clavier en suisse romand sur la Sony S? Pourquoi n'est-il pas possible de faire certaines opérations sur internet (comme sur les autres ardoises d'ailleurs). Tout cela est prometteur, mais je me complaît à utilisr mon nouveau netbook en attendant plus aboutit...

Xavier Studer