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jeudi 23 février 2012

De la fibre optique partout? Cela a un prix!

Le déploiement de la fibre optique dans le canton de Fribourg est à l’arrêt complet depuis de longs mois. Swisscom et le Groupe E, qui voulaient fibrer jusqu’au Moléson déplorent les différentes prises de positions de la Commission fédérale de la concurrence (ComCo), selon un communiqué.

Ils estiment que son dernier rapport "met en péril la mise en œuvre de la coentreprise prévue. Les partenaires souhaitent poursuivre les discussions avec la ComCo pour trouver rapidement une solution. Dans le cas contraire, le projet d’extension du réseau à fibre optique du canton de Fribourg, de Neuchâtel et d'une partie du canton de Vaud pourrait être abandonné."

Que penser puisque Swisscom a trouvé dans presque toutes les villes de Suisse des accords avec les différents services industriels pour se conformer aux exigences de la ComCo, qui a évoqué des "cartes durs"! Une nouvelle forme de chantage? D’abord, il faut préciser que les ambitions de cette co-entreprise sont beaucoup plus importantes puisqu’il s’agissait de fibrer tout un canton, ce qui a évidemment son coût…

Risque acceptable
Les deux partenaires ont très clairs sur ce point: «Pour pouvoir effectuer les investissements importants que cela nécessite, Groupe E et Swisscom ont besoin de conclure, au sein de leur coentreprise, un contrat permettant ce développement avec un risque entrepreneurial acceptable. »

Eh oui, les deux sociétés mettent un peu de pression, probablement à juste titre! Qui souhaiterait construire sa maison en la dessinant pour que les prochains propriétaires puissent l’aménager à leur guise? Au final, il serait vraiment regrettable que ces trois entités ne trouvent pas d’accord. Il en va de l’avenir des autoroutes de l’information dans un canton entier!

Xavier Studer

dimanche 5 février 2012

Sony P: un bel objet de design sous la loupe

C’est vrai que la tablette pliable Sony P m’a plutôt fait une bonne impression. Pas trop lourde, se glissant facilement dans sa serviette, mais trop grosse pour les poches, j’ai particulièrement apprécié la qualité des deux écrans qui sont séparés par la charnière et un petit vide pour une distance d'un centimètre environ.

Au début, cette séparation surprend. On voit par exemple la moitié de ses e-mails dans l’écran supérieur et l’autre moitié en dessous. En plus, généralement les deux écrans ne sont pas dans le même plan. Et puis on s’y habitue un peu. Fiche technique et test d'une tablette disponible en Suisse dès 579 francs sur toppreise.ch

Ergonomie à apprivoiser
Reste des questions d’une ergonomie parfois surprenante. Lorsque j’ai téléchargé l’application PS Store, je n’ai pu l'ouvrir que sur l’écran de gauche en mode portrait, les images des jeux s’affichant dans l’autre écran et en mode paysage.

Devoir sans cesse changer d’écran est assez désagréable. Alors pour certaines applications, il est possible de choisir de les étirer ou de ne les laisser que sur un seul écran. Ces options donnent le plus souvent satisfaction, mais ça reste un peu sportif.

Pour jouer?
Parfois, certaines applications sont habillement récupérées. Ainsi, le jeu Crash Brandicoot, installé sur cette tablette lorsque je l’ai reçue, s’affiche dans l’écran supérieur. De chaque côté des touches virtuelles L1, L2, R1 et R2. Dans l’écran du bas, les manettes de direction, ceux de la PlayStation et les boutons select et start.

Xavier Bertschy, qui nous a parlé cette semaine de Skeeble, et qui est aussi un joueur, a eu l’occasion de tester brièvement ce jeu et a été un peu déçu par cette ergonomie virtuelle. De mon côté, j’ai trouvé ça pas mal. Nous avons été d’accord pour penser qu’on doit s’y habituer… Je complèterai cette section sur les jeux disponibles après avoir reçu le point de vue de mon compère Jean-Charles Canet…

Côté surf, le navigateur est véloce et affiche proprement les sites visités, y compris avec Flash. Reste le problème du passage des vidéos en plein écran qui ne donne pas satisfaction. Il faut alors ajuster manuellement leur taille pour ne pas avoir une image coupée en deux…

Bilan tout en nuances
Pour le reste, cette tablette est équipé d’un GPS, de la navigation gratuite de Google (gare au trafic de données) et de deux appareils photos (5 millions de pixels et VGA) en façade et à l’extérieur qui donnent des résultats satisfaisants. Dommage que côté autonomie, l'objet ne dépasse pas quelques jours en veille.

Au final, cet objet est séduisant. Son design reste surprenant et sympa. Mis à part la récupération des jeux pour les consoles portables, je peine toutefois à y trouver une bonne utilisation. Reste une tablette qui profite de toute la puissance d’Android 3.2.1 et bientôt d’Android 4.0… Pour les amateurs de design, certainement!

Xavier Studer

L'avis de Jean-Charles
Je me bats depuis hier avec cet objet bâtard (comprendre, dont le système double écran ne correspond a à rien dans l'écosystème Android) avec pas mal de déconvenues.

PS Store: impossible de trouver cette fichue application ni sur l'Android Market, ni ailleurs. J'en conclus que ce "privilège" n'est pas encore accordé aux détenteurs d'un compte suisse. Le jeu Crash Bandicoot me donne cependant une vue concrète de ce à quoi il faut s'attendre: des jeux PS1 au format 4:3 condamnés à s'afficher dans leur gloire fanée sur l'écran supérieur alors que les commandes, les mêmes qu'une manette PlayStation apparaissent sous la forme d'icônes sur l'écran inférieur. Moche et quasi injouable à mon sens.

Mémoire: je constate que le système ne m'accorde que 2Go en interne et 2Go sur une carte SD. Ce n'est pas assez et la façon dont l'OS Android gère ces mémoires m'agace toujours aussi prodigieusement.

Reader: cette application qui permet de consulter des livres numériques (notamment au format epub) est adaptée au système double écran. Tenu à la verticale, la tablette ressemble à un livre ouvert. Mais ce carré parfait divisé en deux donne des pages trop étroites. De plus, je cherche toujours le menu qui me permettra d'inscrire mon compte de gestion des DRM Adobe. En attendant, je dois me rabattre sur une autre application du Market avec un plaisir de lecture qui reste faible comparé à une liseuse ou une tablette du type iPad.

Vidéo: comme attendu, je constate que la visionneuse de vidéos est un peu légère en matière de gestion des codecs. Je dois donc télécharger l'application MX Player pour trouver chaussure à mon pied. Si cette application fonctionne à satisfaction sur la Tablet P, le format 16:9 de la plupart des fichiers vidéos n'est pas adapté aux écrans. Me voilà condamné à regarder la vidéo soit dans le petit écran supérieur, à peine plus grand que celui d'un smartphone, ou d'utiliser le zoom qui me donne une image rectangulaire coupée par le petit centimètre qui sépare les deux afficheurs. Frustrant.

Conclusion provisoire: deux écrans trop étroits + Android avec une surcouche logicielle made in Sony élégante certes mais qui ajoute à la confusion + des applications spécifiquement conçues pour le système mais incomplètes et qui manquent de finition + des prestations qui ne sont pas encore introduites en Suisse = un mille-feuille que j'ai pour l'instant du mal à digérer. Je persiste cependant.

Jean-Charles Canet

vendredi 21 octobre 2011

Faut-il passer sur l’iPhone 4S?

Après un peu plus de 24 heures d’essais divers, je suis toujours aussi convaincu que l’iPhone 4S est un beau produit, malgré les limites inhérentes aux choix et aux contraintes du système d’Apple. L'autonomie me semble par ailleurs en retrait par rapport à l'iPhone 4. Il tient environ une journée.

iPhone 4S: le dossier complet sur xavierstuder.com

Le couple iOS 5 iPhone 4S fonctionne bien et l’implémentation du nuage réussie, malgré les limites du lancement. Les notifications piquées de type Android sont correctes. Dommage que le système reste un peu rustique sans widgets ou possibilité de faire des raccourcis.


Lors d'une utilisation quotidienne, je n’ai pas constaté de grandes différences avec l’iPhone 4, même si le 4S permet de faire la démonstration de l’assistant vocal Siri à qui le veut bien. Concrètement, iOS 5 semble fonctionner aussi bien sur les deux appareils. Dès lors, pourquoi passer d’un cellulaire à l’autre?

Pour les huit millions de pixels?
Commençons par les huit millions de pixels et l’amélioration générale de la partie optique. J’ai effectué différents clichés et j’ai parfois eu un peu de peine à faire la différence entre les photos de l’iPhone 4 et de l’iPhone 4S, souvent un peu plus rapide. Reste un bon photophone.

En vidéo aussi, le mode 1080p, par ailleurs très réussi, n’est pas révolutionnaire. Par rapport à la concurrence, Apple rattrape un certain retard et l’iPhone 4S se classe parmi les meilleurs, même si certains réglages présents sur les différents modèles Android manquent. Il me semble par ailleurs que les Sony Ericsson sont souvent encore un peu supérieurs.

Pour le double processeur?
Passons au double processeur. Comme je l’avais écrit à l’époque pour les appareils Android, pionniers dans ce domaine aussi, le gain en rapidité n’est pas toujours évident. Ce nouvel apport en puissance se destine surtout aux gros surfeurs ou aux gamers exigeants.

Il est d'ailleurs dommage que malgré cette puissance additionnelle et un navigateur parmi les meilleurs du marché, l’expérience utilisateur sur internet reste moins bonne que sur presque tous les Android haut de gamme. Sans Flash, les pages sont parfois mutilées. Par ailleurs, lorsqu’on scrolle, on a toujours l’impression d’être englué dans de la mélasse par rapport à l’hyper-réactivité d’un Samsung Galaxy S II.

Pour Siri?
Et Siri, l’assistant vocal? Comme je le disais hier, il fonctionne parfois excellemment, mais pas toujours aussi bien en français qu’en anglais. Si son utilité pourrait être indéniable en voiture, elle le sera moins dans la vie de tous les jours.

Globalement, et pour être honnête, il faut constater que la reconnaissance vocale en elle-même, sans parler de l’intelligence artificielle, est souvent remarquable et supérieure à ce qui est proposé sur Android. D’un autre côté, l’assistant de traduction de Google me semble plus utile…

Alors que faire?
Plusieurs possibilités. Si vous êtes satisfait de votre iPhone 4, gardez-le car la différence n’est pas suffisante pour changer. Si les manques de votre cellulaire Apple vous exaspèrent essayez un Android si vous cherchez personnalisation et grande liberté. Éventuellement un Windows Phone pour une grande simplicité.

Dans le cas où vous souhaitez passer d’un cellulaire normal à un smartphone, plusieurs critères entrent en ligne de compte. Pour commencer, si vous utilisez des produits Apple, je vous recommanderais plutôt l’iPhone 4S, tout en vous mettant en garde sur la fermeture légendaire de ce constructeur.

Un marché très concurrentiel
Si vous venez du monde du PC, que vous n’êtes pas trop exigeants en matière de personnalisation et que vous cherchez un bon smartphone, vous serez satisfaits de l’iPhone 4S. Enfin, si vous recherchez un appareil avec un clavier, excellent sur internet, faisant de la 3D ou offrant plus de possibilités, passez sur Android avec le modèle approprié. Dans tous les cas, si vous cherchez un tuner FM, fuyez Apple!

De manière générale, il ne faut pas oublier que le marché des smartphones est très concurrentiel. Apple a donné un coup de pied dans la fourmilière, mais n'a jamais fabriqué LE meilleur modèle. Par exemple sur cette ultime version, il n'est pas possible de choisir entre 2G et 3G. Il manque toujours quelque chose à la pomme sous différents prétextes... Avant d'acheter quoi que ce soit, renseignez-vous bien et ne perdez pas de vue que nombre de marques sont désormais au coude-à-coude...

Xavier Studer


mardi 4 octobre 2011

Le nouvel iPhone 4S arrivera en Suisse le 28 octobre

Apple a présenté mardi soir à San Francisco son nouvel iPhone 4S qui sera proposé en version 16, 32 et 64 Go, selon un communiqué. Il sera équipé d’un capteur de huit millions de pixels et d’un processeur à double cœur, comme nombre de cellulaires sous Android…

Pas de révolution et un design inchangé pour des prix aux Etats-Unis compris entre 200 à 400 dollars et des modèles d’une capacité de 16, 32 ou 64 Go avec deux ans d’abonnement… Les prix suisses sont encore inconnus. Le 4S débarquera en Helvétie le 28 octobre.

La présentation a cette fois été menée par le nouveau patron d’Apple, Tim Cook, qui a précisé en guise d’introduction que le système iOS était utilisé sur quelque 250 millions appareils. Il a encore indiqué que l’App Store contenait 500'000 applications, dont 140'000 uniquement pour iPad, la tablette la plus vendue du marché.

Puce 3G plus rapide
Le nouvel iPhone 4S recevra des données plus rapidement grâce à une puce HSPA (14/7 Mbits/sec), prendra de meilleures photos grâce à un capteur de huit millions de pixels plus lumineux. Il produira aussi des vidéos en 1080p. Tout ça comme nombre d’appareils Android sur le marché.

Equipé d’iOS 5, disponible dès le 12 octobre, et de ses 200 nouvelles fonctions, l’iPhone 4S permettra de partager très simplement sa musique, ses applications ou ses documents dans le nuage. Comme de nombreux appareils sous Android, mais probablement en mieux pour le partage de documents et de musique.

La voix en texte. Et la Suisse?
L’iPhone 4S permettra même de transformer la voix en texte, là aussi comme de nombreux appareils estampillés Google déjà disponibles dans le commerce. Il sera même possible de poser des questions à son cellulaire qui nous donnera une réponse. Mieux que le petit bonhomme vert?

Bref, mais j’y reviendrai demain, je me dis que mon Samsung Galaxy SII ultra-mince et léger n’a pas grand-chose à envier à ce 4S, d’autant plus qu’il est équipé d’une puce 3G plus rapide, d’un tuner FM et lit le Flash sur internet. Apple, il reste du travail! Et les prix? Qu'en sera-t-il en Suisse?

Mon commentaire mercredi sur xavierstuder.com.

Xavier Studer

mardi 2 août 2011

Vivo Tutto: Swisscom offre plus, voire baisse ses prix


Swisscom lance sa première offre véritablement quadruple-play réunissant téléphonie, internet et TV sur fixe et mobile pour 144 francs au minimum. Vivo Tutto combine des abonnements Vivo Casa sur le fixe et différentes formules Natel Liberty pour le mobile.

L’offre la plus complète revient tout de même à 308 francs par mois après un rabais 40 francs sur Natel BeFree l’abonnement illimité sur le mobile. En combinant Vivo Casa*** et Natel BeeFree, la ristourne atteint tout de même plus de 17%. Mon commentaire.

Des avantages matériels
Pour d’autres formules, l’opérateur ne consent pas forcément de rabais, selon ce communiqué de presse, mais propose des avantages matériels. Avec Liberty Medio ou Liberty Largo, il est possible de téléphoner gratuitement de son portable sur les réseaux Swisscom respectivement le soir et le week-end ou en permanence.

Swisscom ne baisse donc pas tous ses prix, mais fait des efforts sur les abonnements mobiles. Il explique ainsi donner plus de valeur ajoutée, une philosophie notamment mise en pratique avec les nouveaux abonnements convergents pour le fixe Vivo Casa.

De savants calculs
Faut-il donc craquer? Comme toujours, il est nécessaire de procéder à un examen méticuleux de sa situation avant de franchir le pas. Il faut aussi rappeler que sur le fixe, l’ancienne formule Casa Trio à 111 francs inclut tous les appels sur le fixe. Les nouvelles formules Vivo Casa *** et Vivo Casa **** n’offrent la gratuité que sur les réseaux de Swisscom, mais incluent le mobile…

A chacun de faire son choix compte tenu de ses dernières factures après avoir réalisé de petits calculs. Parfois, il peut même être nécessaire de changer son comportement. Lorsqu’on choisit par exemple Vivo Casa *** ou Vivo Casa **** avec Natel BeeFree, on peut téléphoner 100% gratuitement depuis son mobile et il faut donc parfois délaisser son fixe…

lundi 11 juillet 2011

Roaming: des nouveautés et encore des problèmes


Toujours sous forte pression de la Communauté européenne, les opérateurs téléphoniques ont lancé ces dernières semaines quelques nouveaux tarifs pour téléphoner et surfer avec son cellulaire depuis l’étranger (Liens utiles). Swisscom, par exemple, propose un tableau de bord accessible sur la toile depuis l'étranger, qui permet de piloter ses dépenses.

Le client peut ainsi fixer une limite de dépense entre 100 en 2000 francs. Les ménages ayant un budget serré apprécieront ces chiffres. Au fond, c’est un peu comme si les 200 francs fixés par défaut étaient acceptables. Oui le chiffre par défaut est bien de 200 francs…

Des efforts, oui mais...
Même si globalement, il faut saluer les efforts de cet opérateur, voir lui concéder un coup de chapeau, les problèmes sont loin d’être réglés. Sur ce tableau de bord, on peut constater en direct ses dépenses, notamment de surf nomade. Pratique, mais pas toujours réactif, car il faut un certain temps pour que les données soient actualisées.

Et puis, il y a encore l’effet roaming du roaming à régler… Je m’explique. Un internaute voyageant en Grèce, a proximité des côtes turques, m’a signalé avoir surfé "en roaming" depuis ce pays sur les réseaux de l’ancien empire ottoman, un peu comme on passerait un coup de fil sur un réseau français depuis la Suisse.

Et une option de plus!
Conséquence, l’activation d’une nouvelle option se rajoutant à la première de 74 francs. Total: 88 francs pour quelques Mo (jusqu’à 210 dans cet exemple). On est certes loin des milliers de francs facturés à une certaine époque à des mobinautes, mais ça reste bien salé. A l’heure où le surf nomade se banalise, il devient important de trouver des solutions mondiales et pas que sur le territoire européen comme le montre cette expérience.

Lorsqu’on utilise des cellulaires comme le Galaxy SII de Samsung, capable de télécharger des pages internet à la vitesse record de 21 Mbits/sec sur les réseaux 3G, il est urgent d’agir! Heureusement, l’Europe continue de faire pression sur les opérateurs. Et malheureusement, les autorités suisses roupillent!